Nos recommandations

Confrontations Europe

1. Sortir d’une logique de rĂ©partition des flux migratoires fondĂ©e sur des quotas imposĂ©s.

La solidaritĂ© ne peut rĂ©sulter d’une dĂ©cision administrative. S’il faut construire des solidaritĂ©s, il est impossible de s’affranchir des contextes propres Ă  chaque Etat membre et des histoires nationales. Sur les 160 000 relocalisations demandĂ©es en 2015, un peu plus de 30 000 rĂ©fugiĂ©s seulement ont Ă©tĂ© relocalisĂ©s. Et recourir aux sanctions financiĂšres ne nous semble pas la bonne voie pour progresser dans la solidaritĂ© des Etats entre eux.

2. Mutualiser au niveau européen la prise en charge de la question migratoire.

Pourrait ĂȘtre crĂ©Ă© un fonds europĂ©en d’aide Ă  l’insertion et Ă  la formation des rĂ©fugiĂ©s accompagnant les efforts des Etats membres qui les accueillent. La crĂ©ation d’un plan d’investissement pour l’Afrique (sur le modĂšle du Plan « Juncker » pour l’Investissement) pourrait permettre de venir en aide aux pays « de premiĂšre entrĂ©e » pour gĂ©rer les arrivĂ©es massives de migrants et aider les pays ayant accueilli des rĂ©fugiĂ©s Ă  les insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ©. Il s’agit aussi de prendre en compte la complexitĂ© des flux migratoires actuels, ces « flux mixtes » oĂč il est parfois difficile de distinguer rĂ©fugiĂ©s (politiques) et migrants (Ă©conomiques) puisque les candidats Ă  l’exil fuient Ă  la fois des pays bafouant leurs droits mais aussi la grande pauvretĂ©, sans compter l’afflux prĂ©visible des « rĂ©fugiĂ©s climatiques » (d’ici Ă  2030, les Nations Unies estiment Ă  60 millions le nombre de personnes qui seront amenĂ©es Ă  quitter l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe).

3. RĂ©viser les accords de Dublin afin d’allĂ©ger le poids qu’ils font peser sur les pays de premiĂšre entrĂ©e suppose notamment de s’accorder sur les modalitĂ©s de circulation des demandeurs d’asile au sein de l’espace Schengen.

4. Avancer vers une plus forte convergence des rĂšglementations nationales des 27 Etats membres dans le domaine du droit d’asile, y compris Ă  travers des cadres bilatĂ©raux.

L’Agence europĂ©enne pour l’Asile, qui doit succĂ©der au Bureau europĂ©en de l’Asile (EASO), devrait apporter un soutien (humain, financier) aux diffĂ©rents Etats membres dans l’examen des dossiers des demandeurs d’asile et favoriser l’harmonisation des procĂ©dures d’asile en Europe.

5. Renforcer l’efficacitĂ© des politiques de retour qui, pour le moment, ne fonctionnent pas, en continuant Ă  nouer des conventions avec les pays d’origine des candidats au dĂ©part.

Des partenariats migratoires rĂ©gionaux permettraient de prendre davantage en considĂ©ration les enjeux de long terme. L’Union europĂ©enne a dĂ©jĂ  signĂ© des partenariats avec le Niger, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, le Mali et l’Ethiopie, ainsi qu’avec le Soudan. Il s’agit Ă  la fois d’ouvrir des voies de migration lĂ©gales, de lutter contre les passeurs, de soutenir le systĂšme d’asile sans oublier le volet d’aide au dĂ©veloppement.

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