KHARTOUM, SUDAN - APRIL 11 : Thousands of Sudanese demonstrators continue demonstrations outside the military headquarters in Khartoum, Sudan on April 11, 2019. The Sudanese military on Thursday afternoon announced the removal of President Omar al-Bashir, who had ruled Sudan since 1989, and the imposition of a two-year transitional phase. Sudanese opposition groups' statement also called on protesters to remain in the streets until power is handed over to a civilian government that reflects the will of the revolution. (Photo by Stringer/Anadolu Agency/Getty Images)
Auteur : Dame Rosalind Marsden diplomate britannique, chercheure associée à l’Institut Royal des Relations Internationales de Chatham House (Londres) [vc_btn title= »Télécharger l’article » style= »outline » color= »default » align= »right » i_icon_fontawesome= »fa fa-file-pdf-o » add_icon= »true » link= »url:http%3A%2F%2Fconfrontations.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F09%2FConfrontations-Europe-La-Revue-n%C2%B0126-P24-25.pdf||target:%20_blank| »] Le mouvement de protestation de la société civile soudanaise, qui a débuté en décembre 2018, a conduit à la chute du dictateur Omar El-Béchir au mois d’avril après trente ans de pouvoir. Mais le 3 juin dernier, le pouvoir militaire a réprimé dans le sang le sit-in pacifique. Dame Rosalind Marsden(1), ancienne émissaire UE pour le Soudan, analyse les ressorts de cette contestation et les raisons pour lesquelles l’Europe doit apporter son soutien à ce mouvement. Le Soudan connaît la plus grave crise politique de son histoire. Le 30 juin, des centaines de milliers de Soudanais sont à nouveau descendus dans les rues de Khartoum et d’autres villes pour exiger la fin du régime militaire. Mais les généraux au pouvoir font tout
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