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Notre capitalisme, entre soumission et transformation
Auteur : Philippe Herzog Président fondateur de Confrontations Europe Il faut maintenant dépasser le capitalisme financier global qui a été créé depuis les années 1980, à l’initiative des grands États occidentaux. Philippe Herzog – Président fondateur de Confrontations Europe Combien de temps encore allons-nous nous soumettre aux violences du capitalisme financier globalisé ? Certes, ce système économique a prouvé sa capacité d’innovation technologique, et la mondialisation a permis à de nombreuses populations de sortir de la misère dans les pays émergents. Mais faut-il se voiler ses crises récurrentes, leur aggravation, et ses effets de corrosion de la démocratie et de l’humain ? La Boétie a parlé de « servitude volontaire » du peuple à propos de sa soumission au pouvoir de l’État ; on peut parler aujourd’hui de servitude volontaire des États au pouvoir de l’argent. Nous n’allons pas abolir le capitalisme. C’est un mode de création et de production de richesses












