Par Jacques Beyssade, Secrétaire général du groupe BPCE Face aux grandes transitions technologique, énergétique, sociale et géopolitique, l’économie européenne doit engager des investissements massifs pour rester compétitive. Le rapport Draghi, paru à la fin 2024, estimait à 800 milliards d’euros par an les besoins d’investissements publics et privés dans les technologies vertes et numériques. Il faut désormais y ajouter nos besoins en matière de défense et d’accompagnement de notre transition démographique.Or, l’Europe perd du terrain par rapport aux États-Unis, tant en termes de croissance que de capacité d’investissement. Entre 2010 et 2023, la croissance cumulée du PIB a atteint 34 % aux États-Unis, contre seulement 21 % dans l’UE, et 18 % dans la zone euro. L’écart de PIB, qui n’était que de 14 % en 2008, avoisine désormais les 25 %.En outre, les contraintes pesant sur le secteur bancaire européen se sont beaucoup alourdies depuis la crise. Les exigences
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