Par Bernadette Pirker et Marie-Theres Svoboda, Responsables de l’information aux jeunes et du projet Points4Action à l’association LOGO!
1. Point de départ : vieillissement, apprentissage et dialogue intergénérationnel
Le changement démographique est l’un des principaux défis du XXI siècle. La baisse des taux de natalité, l’augmentation de l’espérance de vie et les étapes de vie de plus en plus différenciées entraînent des changements durables dans la structure de la société. Parallèlement, de plus en plus de jeunes recherchent des conseils, de la reconnaissance et des rôles significatifs dans la communauté. Leur volonté de s’impliquer est clairement visible dans leur participation au bénévolat : en Autriche, environ 43% des jeunes de 15 à 24 ans sont engagés dans des œuvres caritatives [1] et, avec une moyenne d’environ sept heures par semaine, investissent plus de temps dans des activités bénévoles que les autres groupes d’âge [2]. Dans une comparaison européenne, le taux de participation est légèrement plus bas, autour d’un quart des jeunes, ce qui s’explique d’une part par les différences entre les pays et d’autre part par des définitions et approches méthodologiques différentes dans les enquêtes [3].
L’engagement volontaire actif est une pierre angulaire des sociétés démocratiques. De nombreuses tâches et préoccupations sociales seraient impossibles à gérer sans la volonté des gens de donner bénévolement leur temps et leur énergie sans rémunération. Le fait que les jeunes choisissent de faire du bénévolat est donc d’une grande importance pour le développement futur de la société civile [4]. Les études montrent que les expériences positives de participation à un jeune âge augmentent la probabilité de faire du bénévolat à l’âge adulte [5]. De plus, le bénévolat chez les jeunes a un effet durable sur la socialisation politique et la participation civique plus tard dans la vie [6].
Parallèlement, la proportion croissante de personnes âgées dans la population nous oblige à adopter de nouveaux modèles pour le vieillissement. Alors que les générations plus âgées disposent d’une grande expérience et de ressources, les générations plus jeunes apportent de nouvelles perspectives, questions et compétences. La cohésion sociale naît là où ces différentes expériences se rencontrent et sont combinées de manière productive. Les générations ne doivent pas être comprises comme des groupes séparés, mais plutôt comme étant dans une relation d’apprentissage mutuel et de dépendance.
Ces processus de négociation ne se déroulent pas exclusivement dans les centres urbains, mais aussi dans les communautés locales, dans les établissements éducatifs et de loisirs, dans l’engagement de la société civile et dans les environnements de vie immédiats des personnes. C’est là que les évolutions sociales, démographiques et culturelles sont particulièrement évidentes. Parallèlement, les réseaux familiaux évoluent, les environnements de vie deviennent plus pluralistes, et des processus tels que l’individualisation, la numérisation et l’accélération sociale rendent les rencontres personnelles plus difficiles. Cela rend les rencontres intergénérationnelles moins courantes – même si elles sont d’une importance centrale pour l’orientation, la solidarité et la compréhension mutuelle.
Ces développements touchent à des questions fondamentales démocratiques et de droits humains : comment la participation sociale peut-elle être rendue possible pour les personnes de tout âge ? Comment peut-on prévenir l’isolement social et l’exclusion ? Et comment la démocratie peut-elle rester tangible dans la vie quotidienne à travers les relations vécues, la reconnaissance et la responsabilité mutuelles ?
Dans ce contexte, le dialogue intergénérationnel joue un rôle clé. Elle relie jeunes et moins jeunes, crée des espaces d’échange, d’apprentissage partagé et d’engagement, et renforce ainsi la cohésion sociale et la résilience démocratique. Des projets comme Points4Action abordent précisément cette problématique en facilitant des rencontres volontaires et autodéterminées entre générations et en les intégrant durablement dans les structures sociales. En tant que modèle établi de longue date dans le domaine des droits humains au niveau municipal, Points4Action rend la participation sociale, la dignité, la reconnaissance et la solidarité tangibles dans la vie quotidienne. Avec un âge d’entrée de 13 ans, le projet intergénérationnel offre également une opportunité à un seuil particulièrement faible d’entrer dans un dialogue intergénérationnel à un stade précoce.
2. Qu’est-ce que Points4Action et quels sont les objectifs du projet ?
Points4Action est un projet de rencontre intergénérationnel de la ville de Graz, mis en œuvre par LOGO jugendmanagement, lancé en 2006. Il s’adresse aux jeunes de 13 à 18 ans et les invite à faire du bénévolat dans des établissements pour personnes âgées ou dans des maisons multigénérationnelles. L’accent n’est pas mis sur les soins infirmiers, mais sur les rencontres personnelles : conversations, jeux ensemble, lecture à voix haute, promenades, activités créatives ou soutien pour les tâches numériques quotidiennes.
Le principe de base est délibérément conçu pour être accessible par tous. Les jeunes peuvent participer sans aucune barrière formelle et sont préparés lors d’un atelier d’introduction obligatoire. De plus, les jeunes pairs présents sur place racontent leurs impressions personnelles de leurs rencontres avec les personnes âgées, et les représentants des établissements pour personnes âgées donnent aux « nouveaux arrivants » leurs premiers aperçus de ce qui se passe dans ces établissements. Ils décident ensuite eux-mêmes quand, à quelle fréquence et dans quel établissement ils veulent s’impliquer. Cette autodétermination est un élément central du projet : l’implication n’est pas prescrite, mais comprise comme une activité volontaire et significative.
Une particularité de Points4Action est le système de reconnaissance. Pour chaque heure passée dans ces établissements, les jeunes reçoivent un « point », prouvé par un autocollant infalsifiable. Ces points servent de monnaie complémentaire pour le bien commun et peuvent être échangés dans des entreprises partenaires régionales – telles que les cinémas, les piscines publiques, les librairies, les restaurants, les installations sportives ou les auto-écoles. Lors du choix des entreprises, on veille à ce que leurs offres contribuent à la participation sociale et culturelle des jeunes. Le refinancement est assuré par un budget municipal, ce qui signifie que la participation sociale est également soutenue économiquement et que l’engagement est visiblement reconnu.
D’un point de vue sociologique, ce système est particulièrement important. Dans les sociétés modernes, le temps, les relations et les soins font partie de ces services socialement indispensables mais souvent invisibles ou sous-estimés. Points4Action pose délibérément un contre-signal ici : elle traduit le temps social en reconnaissance sociale sans la commercialiser. La valeur symbolique de ces points souligne que l’engagement envers les autres a une place légitime dans le système de valeurs urbain.
Le projet a plusieurs objectifs :
– Réduire la solitude et l’isolement social chez les personnes âgées, en particulier dans les établissements institutionnels.
– Renforcer les compétences sociales et démocratiques des jeunes grâce à une expérience pratique de responsabilité, d’empathie et d’auto-efficacité.
– Promouvoir le dialogue intergénérationnel comme base de cohésion sociale.
– Contribuer au développement urbain axé sur les droits humains, où la dignité, la participation et la reconnaissance se retrouvent dans la vie quotidienne.
Historiquement, Points4Action est né d’une motivation sociopolitique claire. Le point de départ en 2005 était la question de savoir comment l’humanité, la proximité et l’affection émotionnelle pouvaient être renforcées auprès des personnes âgées, en plus des soins professionnels. Une analyse des besoins ultérieure dans 26 établissements pour seniors à Graz a clairement montré que de nombreux résidents avaient manqué des visites personnelles et souhaitaient plus de contacts et d’interactions avec les jeunes. Ces résultats empiriques ont constitué la base du concept de projet, officiellement lancé en 2006 après une phase de planification intensive et étendu à d’autres communautés styriennes depuis 2020.
Depuis, Points4Action a continuellement grandi, est devenu plus professionnel et s’est adapté aux changements sociaux. Aujourd’hui, il est solidement ancré à Graz et est compris comme une infrastructure sociale à long terme – et non comme un projet temporaire.
3. Défis dans la mise en œuvre des rencontres intergénérationnelles
Lorsqu’on parle de rencontres intergénérationnelles, il est également nécessaire de parler de divers défis. Le projet Points4Action répond à plusieurs défis majeurs de la coexistence sociale. D’un côté, il y a l’isolement social de nombreuses personnes âgées, aggravé par la perte de partenaires, d’amis ou de mobilité. D’autre part, elle aborde les opportunités limitées pour les jeunes de se percevoir comme socialement efficaces en dehors de l’école ou de la famille. Les jeunes se retrouvent souvent pris entre la pression de se produire, la recherche d’orientation et l’absence de rôles reconnus dans la communauté. Le projet réunit deux groupes qui ont souvent peu de contacts naturels dans la vie quotidienne.
Cependant, rassembler jeunes et personnes âgées n’est pas un processus sans conflit en soi. Différentes générations apportent avec elles des styles de communication, des valeurs, des expériences de vie et une socialisation médiatique différents. Alors que les jeunes sont souvent habitués à des formes de communication rapides et numériques, les personnes âgées ont souvent des rythmes, des styles narratifs et des attentes différentes en matière d’interaction interpersonnelle. Ces différences peuvent créer de l’incertitude, des malentendus ou une réticence initiale des deux côtés.
De plus, il existe des défis spécifiques dans les établissements pour seniors : les rencontres peuvent être confrontées à des limitations liées à l’âge, à la démence, à la maladie, au deuil ou à des questions biographiquement sensibles. Pour les jeunes, qui découvrent souvent ce genre de contexte pour la première fois, cela peut être émotionnellement exigeant. En même temps, il existe un risque que les rencontres soient exploitées ou surchargées d’attentes irréalistes – par exemple, si les jeunes sont compris comme un « substitut » aux soins professionnels.
Points4Action répond à ces défis avec un concept clair et en plusieurs étapes. L’atelier d’introduction obligatoire joue un rôle central, dans lequel les jeunes sont non seulement informés sur les questions organisationnelles, mais aussi préparés en termes de contenu. Les sujets abordés incluent l’interaction respectueuse avec les personnes âgées, la prise de conscience des limitations liées à l’âge, les questions de proximité et de distance, ainsi que le rôle personnel dans le projet. Cette préparation crée de la sécurité et favorise la réflexion.
De plus, un soutien continu est assuré par les coordinateurs de projet et les personnes de contact désignées dans les installations. Ils agissent en tant que médiateurs, sont disponibles pour répondre aux questions et veillent au maintien des normes de sécurité – tant pour les jeunes que pour les seniors. Les installations elles-mêmes participent également au processus et sont préparées aux rencontres. Un facteur clé du succès du programme est le principe de participation volontaire parmi les jeunes. Ils décident eux-mêmes quand et pendant combien de temps ils rendent visite aux personnes âgées et comment ils souhaitent interagir entre eux. Cela crée un espace pour des relations authentiques qui peuvent se développer à leur propre rythme. Sociologiquement parlant, la diversité n’est pas comprise comme un déficit mais comme une ressource : la « friction » entre différents mondes devient un environnement d’apprentissage pour le dialogue, la tolérance et la reconnaissance mutuelle – des compétences démocratiques clés.
Enfin, la phase pandémique de 2020 à 2022 a également posé un défi particulier. Points4Action a répondu de manière flexible avec des formats numériques et à faible contact tels que des conversations sur balcon et fenêtre, des lettres, ainsi que des appels téléphoniques et vidéo. Cette adaptabilité montre que le projet n’est pas lié à des formes rigides mais peut maintenir son idée de base – la relation et l’attention – même dans des conditions changeantes.
4. Valeur ajoutée et impact : dimensions sociales, démocratiques et des droits humains
Le succès de Points4Action ne peut être mesuré uniquement par des indicateurs quantitatifs, même s’ils démontrent la portée et la stabilité du projet. Depuis 2006, environ 60 000 heures de travail bénévole par environ 3 000 jeunes ont été documentées, dont une proportion significative reste active sur une période plus longue. Cette continuité peut être interprétée comme une indication de la signification et de l’attractivité subjectives perçues du programme. Une étude empirique sur les expériences des jeunes participants montre également que l’incitation extrinsèque du système de points perd de son importance pendant l’engagement et sert principalement de point d’entrée. En revanche, l’échange intergénérationnel prend de plus en plus d’importance. Apprendre des expériences des personnes âgées et acquérir de nouvelles perspectives sur les questions sociales sont cités par les jeunes comme des facteurs clés de motivation pour un engagement à long terme dans Points4Action [7].
Pour comprendre pourquoi les jeunes restent engagés dans le projet à long terme et pourquoi ces rencontres sont vécues comme significatives pour les deux parties, il est utile d’examiner de plus près les effets individuels du programme. Sur le plan personnel, Points4Action a des effets sociaux, émotionnels et sociétaux durables tant pour les seniors participants que pour les jeunes, présentés ci-dessous séparément pour les deux groupes cibles.
Dans le projet Points4Action, l’accent pour les personnes âgées est moins mis sur le nombre de contacts que sur leur qualité. Les institutions rapportent des relations stables et de confiance entre les personnes âgées et les jeunes, ce qui contribue à une réduction notable de la solitude et à une revitalisation significative de la vie quotidienne. Les visites régulières procurent à de nombreuses personnes âgées un sentiment de reconnaissance, d’appartenance et le sentiment qu’elles restent une partie active de la société urbaine. Leurs biographies, expériences et perspectives sont entendues et appréciées – un aspect central d’un vieillissement digne.
L’échange continu avec les jeunes a également un effet positif sur la forme physique et mentale des personnes âgées. Ils se perçoivent non seulement comme des bénéficiaires de soutien, mais aussi comme des membres pertinents et précieux de la société. En tant que programme de visite, Points4Action apporte ainsi une contribution importante à la réduction de l’isolement social et à l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées. Parallèlement, le projet soutient les institutions participantes dans la conception d’activités de loisirs. Cela soulage la charge du personnel soignant, crée des stimuli sociaux supplémentaires dans la vie quotidienne et favorise une atmosphère globalement positive au sein des institutions.
Points4Action a également un impact individuel durable sur les jeunes. Grâce à leur implication, ils font preuve d’une auto-efficacité et d’une reconnaissance sociale, développent des compétences sociales, communicatives et intergénérationnelles, et prennent la responsabilité des autres. La démocratie n’est pas enseignée théoriquement mais devient tangible dans la vie quotidienne – comme une pratique de respect, de responsabilité partagée et de solidarité.
Le projet favorise également l’inclusion et la diversité : des jeunes issus de milieux sociaux, culturels et familiaux différents sont également impliqués. Les réunions régulières contribuent à briser les préjugés et à renforcer la compréhension interculturelle – non pas par l’enseignement, mais par les expériences partagées et la vie quotidienne.
La participation active renforce des compétences sociales telles que l’empathie, la considération, la sensibilité et la tolérance. En organisant leur implication de manière indépendante, les jeunes développent également la fiabilité, la responsabilité personnelle et la confiance en eux. L’expérience qu’ils acquièrent est précieuse pour leur développement personnel et leur vie future (professionnelle).
À travers des échanges avec les personnes âgées, les jeunes apprennent que leur vie et leurs perspectives sont intéressantes et prises au sérieux. Cela les encourage à développer avec confiance leur propre rôle dans la société. En même temps, ils élargissent leurs horizons en apprenant différentes perspectives sur les évolutions sociales et en tirant profit de la richesse de l’expérience des personnes âgées. Cela renforce également leurs compétences en prise de décision et en résolution de problèmes.
Les rencontres entre jeunes et personnes âgées brisent les réserves, les préjugés et les barrières générationnelles. Un processus d’appréciation mutuelle et d’apprentissage mutuel émerge, entraînant des changements durables dans les perspectives des deux générations. Ces rencontres se caractérisent par l’ouverture, l’acceptation et le respect – et il n’est pas rare que de nouvelles amitiés intergénérationnelles se développent en conséquence.
L’impact de Points4Action dépasse également les expériences individuelles et les processus d’apprentissage, avec des effets durables au niveau structurel. Le format intergénérationnel du projet ouvre délibérément les établissements pour les seniors participants aux jeunes, les transformant en lieux de rencontre avec la société civile. Parallèlement, la ville assume la responsabilité en assurant une sécurité financière et un soutien institutionnel au projet. Cela envoie un signal clair : la cohésion sociale et la préservation de la dignité humaine sont des tâches publiques.
Points4Action va donc bien au-delà de la fonction d’un projet de participation pure. En tant que modèle de développement communautaire démocratique, il crée des espaces de rencontre, renforce la cohésion sociale et permet aux jeunes de jouer un rôle actif et tangible au sein de la communauté. Sur fond de défis mondiaux tels que le changement démographique, la fragmentation sociale et la polarisation politique, l’implication des jeunes est particulièrement importante. Des projets tels que Points4Action apportent une contribution significative en encourageant les jeunes à contribuer à façonner une société fondée sur la solidarité et l’inclusion, franchissant ainsi une étape importante vers un avenir participatif et socialement juste.
Bibliographie
– Comité économique et social européen. Le volontariat : les citoyens construisent l’avenir de l’Europe. Avis SOC/688, CES/2021-03078-EN. Bruxelles, 2021.
– Daug, Michael, et Hannes Wedekind. Vita gesellschaftlichen Engagements: Eine Studie zum Zusammenhang zwischen früher Beteiligung und dem Engagement bis ins Erwachsenenalter. Berlin : Deutsches Kinderhilfswerk, 2007.
– Düx, Wolfgang. « Zivilgesellschaftliches Engagement. » Dans Kompendium Kinder- und Jugendhilfe, sous la direction de Karin Böllert. Wiesbaden : Springer VS, 2018.
– Düx, Wolfgang, et Elke Sass. « Kompetenzerwerb Jugendlicher durch ein freiwilliges Engagement. » ZEP: Journal for International Educational Research and Development Education 30, no 4 (2007).
– Ministère fédéral autrichien des affaires sociales, de la santé, des soins et de la protection des consommateurs (BMSGPK). 3. Bericht zum freiwilligen Engagement in Österreich – Freiwilligenbericht 2019. Vienne : BMSGPK, 2019.
– Schunko, Helena. Junge Menschen in der Gemeinde: Jugendliche und ihre Erfahrungen mit dem Points4action Programm. Mémoire de master, Université de Graz, 2018.
Notes de bas de page
[1] Ministère autrichien des Affaires sociales, de la Santé, des Soins et de la Protection des Consommateurs (BMSGPK), 3. Bericht zum freiwilligen Engagement à Österreich – Freiwilligenbericht 2019 (Vienne : BMSGPK, 2019), 17.
[2] Ibid., 24.
[3] Comité économique et social européen, Bénévoles – Citoyens bâtir l’avenir de l’Europe, Avis SOC/688, CES/2021-03078-EN (Bruxelles, 2021).
[4] Wolfgang Düx, « Zivilgesellschaftliches Engagement », dans Kompendium Kinder- und Jugendhilfe, éd. Karin Böllert (Wiesbaden : Springer VS, 2018).
[5] Wolfgang Düx et Elke Sass, « Kompetenzerwerb Jugendlicher durch ein freiwilliges Engagement », ZEP : Journal for International Educational Research and Development Education 30, n° 4 (2007), 40.
[6] Ibid., 20.
[7] Helena Schunko, Junge Menschen in der Gemeinde : Jugendliche und ihre Erfahrungen mit dem Points4action Programm (mémoire de master, Université de Graz, 2018), 102-104.
Intergenerational Dialogue as a Foundation for Social Cohesion: The Points4Action Model
By Bernadette Pirker & Marie-Theres Svoboda, Youth Information Officers and Leads for the Points4Action project at the LOGO! Association.
1. Starting point: ageing, learning and intergenerational dialogue
Demographic change is one of the key challenges of the 21st century. Falling birth rates, rising life expectancy and increasingly differentiated stages of life are bringing about lasting changes to the structure of society. At the same time, more and more young people are looking for guidance, recognition and meaningful roles in the community. Their desire to get involved is clearly evident in their participation in voluntary work: in Austria, around 43% per cent of 15- to 24-year-olds are involved in charitable work [1] and, with an average of around seven hours per week, invest more time in voluntary activities than other age groups [2]. In a European comparison, the participation rate is slightly lower at around a quarter of young people, which is due on the one hand to differences between individual countries and on the other hand to differing definitions and methodological approaches in the surveys [3].
Active voluntary engagement is a cornerstone of democratic societies. Numerous social tasks and concerns would be impossible to manage without the willingness of people to volunteer their time and energy without pay. The fact that young people choose to do voluntary work is therefore of great importance for the future development of civil society [4]. Studies show that positive experiences of participation at a young age increase the likelihood of volunteering in adulthood [5]. Furthermore, volunteering in youth has a lasting effect on political socialisation and social participation later in life [6].
At the same time, the growing proportion of older people in the population requires us to address new role models for ageing. While older generations have a wealth of experience and resources, younger generations bring new perspectives, questions and skills to the table. Social cohesion arises where these different experiences meet and are productively combined. Generations should not be understood as separate groups, but rather as being in a relationship of mutual learning and dependence.
These negotiation processes do not take place exclusively in urban centres, but also in local communities, in educational and leisure facilities, in civil society engagement and in people’s immediate living environments. This is where social, demographic and cultural developments are particularly evident. At the same time, family networks are changing, living environments are becoming more pluralistic, and processes such as individualisation, digitalisation and social acceleration are making personal encounters more difficult. This makes encounters between generations less commonplace – even though they are of central importance for orientation, solidarity and mutual understanding.
These developments touch on fundamental democratic and human rights issues: How can social participation be made possible for people of all ages? How can social isolation and exclusion be prevented? And how can democracy remain tangible in everyday life through lived relationships, mutual recognition and responsibility for one another?
Against this backdrop, intergenerational dialogue plays a key role. It connects young and old, creates spaces for exchange, shared learning and engagement, and thereby strengthens social cohesion and democratic resilience. Projects such as Points4Action address precisely this issue by facilitating voluntary and self-determined encounters between generations and embedding them sustainably in social structures. As a long-established model of municipal human rights work, Points4Action makes social participation, dignity, recognition and solidarity tangible in everyday life. With an entry age of 13, the intergenerational project also offers a particularly low-threshold opportunity to enter intergenerational dialogue at an early stage.
2. What is Points4Action and what are the project’s goals?
Points4Action is a cross-generational encounter project of the City of Graz, implemented by LOGO jugendmanagement, which was initiated in 2006. It is aimed at young people aged 13 to 18 and invites them to volunteer in senior citizens’ facilities or multi-generational houses. The focus is not on nursing activities, but on personal encounters: conversations, playing games together, reading aloud, going for walks, creative activities or providing support with everyday digital tasks.
The basic principle is deliberately designed to be low threshold. Young people can participate without any formal barriers and are prepared in a mandatory introductory workshop. In addition, young peers on site describe their personal impressions of their encounters with the senior citizens, and representatives of senior citizens’ facilities give the « newcomers » their first insights into what goes on in the facilities. They then decide for themselves when, how often and in which facility they want to get involved. This self-determination is a central element of the project: involvement is not prescribed, but understood as a voluntary, meaningful activity.
A special feature of Points4Action is the recognition system. For every hour that young people spend in the facilities, they receive a so-called « point », documented by a forgery-proof self-adhesive sticker. These points function as a complementary currency for the common good and can be redeemed at regional partner businesses – such as cinemas, public swimming pools, bookshops, restaurants, sports facilities or driving schools. When selecting businesses, care is taken to ensure that their offerings contribute to the social and cultural participation of young people. Refinancing is provided by a municipal budget, which means that social participation is also supported economically and commitment is visibly recognised.
From a sociological perspective, this system is of particular importance. In modern societies, time, relationships and care are among those services that are socially indispensable but often invisible or undervalued. Points4Action deliberately sets a countersignal here: it translates social time into social recognition without commercialising it. The symbolic value of the points emphasises that commitment to other people has a legitimate place in the urban value system.
The project has multiple objectives:
– Reducing loneliness and social isolation among older people, especially in institutional settings.
– Strengthening the social and democratic skills of young people through practical experience of responsibility, empathy and self-efficacy.
– Promoting intergenerational dialogue as a basis for social cohesion.
– Contributing to human rights-oriented urban development in which dignity, participation and recognition are lived out in everyday life.
Historically, Points4Action arose from a clear socio-political motivation. The starting point in 2005 was the question of how humanity, closeness and emotional affection could be strengthened in old age in addition to professional care. A subsequent needs analysis in 26 senior citizens’ facilities in Graz made it clear that many residents missed personal visits and wanted more contact and interaction with young people. These empirical findings formed the basis for the project concept, which was officially launched in 2006 after an intensive planning phase and has been expanded to other Styrian communities since 2020.
Since then, Points4Action has grown continuously, become more professional and adapted to social changes. Today, it is firmly anchored in Graz and is understood as a long-term social infrastructure – not as a temporary project.
3. Challenges in implementing intergenerational encounters
When talking about intergenerational encounters, it is also necessary to talk about various challenges. The Points4Action project responds to several key challenges in social coexistence. On the one hand, there is the social isolation of many older people, which is exacerbated by the loss of partners, friends or mobility. On the other hand, it addresses the limited opportunities for young people to experience themselves as socially effective outside of school or family. Young people often find themselves caught between the pressure to perform, the search for orientation and the lack of recognised roles in the community. The project brings together two groups that often have little natural contact with each other in everyday life.
However, bringing young people and older people together is not a conflict-free process per se. Different generations bring with them different communication styles, values, life experiences and media socialisation. While young people are often accustomed to fast, digital forms of communication, older people often have different rhythms, narrative styles and expectations of interpersonal interaction. These differences can create uncertainty, misunderstandings or initial reluctance on both sides.
In addition, there are specific challenges in senior citizens’ facilities: encounters can be confronted with age-related limitations, dementia, illness, grief or biographically sensitive issues. For young people, who are often encountering such contexts for the first time, this can be emotionally demanding. At the same time, there is a risk that encounters will be exploited or overloaded with unrealistic expectations – for example, if young people are misunderstood as a « substitute » for professional care.
Points4Action addresses these challenges with a clear, multi-stage concept. The mandatory introductory workshop plays a central role, in which young people are not only informed about organisational matters, but also prepared in terms of content. Topics include respectful interaction with older people, awareness of age-related limitations, questions of closeness and distance, and one’s own role in the project. This preparation creates security and promotes reflective thinking.
In addition, there is ongoing support from the project coordinators and designated contact persons at the facilities. They act as mediators, are available to answer questions and ensure that safety standards are maintained – for both young people and seniors. The facilities themselves are also involved in the process and prepared for the encounters. A key factor in the programme’s success is the principle of voluntary participation among the young people. They themselves decide when and for how long they visit the senior citizens and how they want to engage with each other. This creates space for genuine relationships that can develop at their own pace. Sociologically speaking, diversity is understood not as a deficit but as a resource: the « friction » between different worlds becomes a learning environment for dialogue, tolerance and mutual recognition – key democratic skills.
Last but not least, the pandemic phase from 2020 to 2022 also presented a particular challenge. Points4Action responded flexibly with low-contact and digital formats such as balcony and window conversations, letters, and telephone and video calls. This adaptability shows that the project is not bound to rigid forms but can maintain its basic idea – relationship and attention – even under changed conditions.
4. Added value and impact: social, democratic and human rights dimensions
The success of Points4Action cannot be measured solely by quantitative indicators, even if these demonstrate the reach and stability of the project. Since 2006, around 60.000 hours of voluntary work by approximately 3.000 young people have been documented, a significant proportion of whom remain active over a longer period. This continuity can be interpreted as an indication of the subjective perceived meaningfulness and attractiveness of the programme. An empirical study on the experiences of the participating young people also shows that the extrinsic incentive of the points system loses importance during the engagement and primarily serves as an entry point. In contrast, intergenerational exchange is becoming increasingly important. Learning from the experiences of older people and gaining new perspectives on social issues are cited by young people as key motivating factors for long-term engagement in Points4Action [7].
To understand why young people remain committed to the project in the long term and why the encounters are experienced as meaningful for both sides, it is worth taking a closer look at the individual effects of the programme. On a personal level, Points4Action has lasting social, emotional and societal effects for both the participating senior citizens and the young people, which are presented below separately for the two target groups.
In the Points4Action project, the focus for older people is less on the number of contacts and more on their quality. Institutions report stable, trusting relationships between senior citizens and young people, which contribute to a noticeable reduction in loneliness and a significant revitalisation of everyday life. The regular visits give many older people a sense of recognition, belonging and the feeling that they are still an active part of urban society. Their biographies, experiences and perspectives are heard and appreciated – a central aspect of dignified ageing.
The continuous exchange with young people also has a positive effect on the physical and mental fitness of the senior citizens. They experience themselves not only as recipients of support, but as relevant, valued members of society. As a visiting programme, Points4Action thus makes an important contribution to reducing social isolation and improving the quality of life of older people. At the same time, the project supports the participating institutions in designing leisure activities. This relieves the burden on care staff, creates additional social stimuli in everyday life and promotes an overall positive atmosphere within the institutions.
Points4Action also has a lasting individual impact on young people. Through their involvement, they experience self-efficacy and social recognition, develop social, communicative and intergenerational skills, and take responsibility for other people. Democracy is not taught theoretically but is made tangible in everyday life – as a practice of respect, shared responsibility and solidarity.
The project also promotes inclusion and diversity: young people from different social, cultural and family backgrounds are equally involved. The regular meetings help to break down prejudices and strengthen intercultural understanding – not through instruction, but through shared experiences and everyday life.
Active participation strengthens social skills such as empathy, consideration, sensitivity and tolerance. By organising their involvement independently, the young people also develop reliability, personal responsibility and self-confidence. The experience they gain is valuable for their personal development and their future (professional) lives.
Through exchanges with older people, young people learn that their lives and perspectives are interesting and taken seriously. This encourages them to confidently develop their own role within society. At the same time, they broaden their horizons by learning about different perspectives on social developments and benefiting from the wealth of experience of senior citizens. This also strengthens their decision-making and problem-solving skills.
Encounters between young and old break down reservations, prejudices and generational barriers. A process of mutual appreciation and learning from one another emerges, which brings about lasting changes in the perspectives of both generations. The meetings are characterised by openness, acceptance and respect – and it is not uncommon for new, cross-generational friendships to develop as a result.
The impact of Points4Action also extends beyond individual experiences and learning processes, with lasting effects at a structural level. The intergenerational project format deliberately opens participating senior citizens’ facilities to young people, turning them into places of civil society encounter. At the same time, the city takes responsibility by providing financial security and institutional support for the project. This sends a clear signal: social cohesion and the preservation of human dignity are public tasks.
Points4Action thus goes far beyond the function of a pure participation project. As a model of democratic community development, it creates spaces for encounter, strengthens social cohesion and enables young people to play an active, tangible role in the community. Against the backdrop of global challenges such as demographic change, social fragmentation and political polarisation, the involvement of young people is particularly important. Projects such as Points4Action make a significant contribution by encouraging young people to help shape a society based on solidarity and inclusion, thus taking an important step towards a participatory and socially just future.
Footnotes
[1] Austrian Ministry of Social Affairs, Health, Care and Consumer Protection (BMSGPK), 3. Bericht zum freiwilligen Engagement in Österreich – Freiwilligenbericht 2019 (Vienna: BMSGPK, 2019), 17.
[2] Ibid., 24.
[3] European Economic and Social Committee, Volunteers – Citizens Building the Future of Europe, Opinion SOC/688, CES/2021-03078-EN (Brussels, 2021).
[4] Wolfgang Düx, “Zivilgesellschaftliches Engagement,” in Kompendium Kinder- und Jugendhilfe, ed. Karin Böllert (Wiesbaden: Springer VS, 2018).
[5] Wolfgang Düx and Elke Sass, “Kompetenzerwerb Jugendlicher durch ein freiwilliges Engagement (Skills Acquisition by Young People through Voluntary Engagement),” ZEP: Journal for International Educational Research and Development Education 30, no. 4 (2007), 40.
[6] Ibid., 20.
[7] Helena Schunko, Young People in the Community: Young People and Their Experiences with the Points4Action Programme (Master’s thesis, University of Graz, 2018), 102-104.












