Dans ce 51ème épisode des Échos d’Europe, Michel Derdevet présente le grand entretien publié dans la dernière revue de Confrontations Europe. Dans celui-ci, les députées européennes Chloé Ridel (France, socialiste) et Terry Reintke (Allemagne, écologiste) analysent l’état et les limites du moteur franco-allemand face aux crises actuelles de l’Union européenne.
Si ce duo a longtemps incarné un facteur de stabilité et d’impulsion européenne, il n’est aujourd’hui plus suffisant à lui seul. La guerre en Ukraine a mis en lumière les fragilités de l’Allemagne, fortement dépendante du gaz russe et des États-Unis pour sa défense. Dans un contexte de remise en cause de l’alliance transatlantique, la souveraineté européenne apparaît plus nécessaire que jamais.
Malgré leur poids, la France et l’Allemagne doivent désormais agir au sein de coalitions élargies, notamment avec la Pologne dans le cadre du triangle de Weimar, alors que le centre de gravité de l’UE se déplace vers l’Est. Sur le plan de la compétitivité et de la stratégie industrielle, les deux États mettent en avant le développement des énergies renouvelables et la poursuite des objectifs du Green Deal.
Si des divergences persistent, notamment sur le budget, la dette ou les modèles sociaux, elles ne constituent pas un obstacle majeur. La relation repose sur un respect mutuel et une forte confiance, les deux pays se percevant toujours comme des partenaires fiables face à des défis communs majeurs.












