APPEL – Acteurs, mobilisez-vous : le Plan Juncker finance vos projets !

Par Confrontations Europe

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LancĂ© Ă  l’automne 2014 par le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne, le plan «Juncker » vise Ă  relancer les investissements en particulier dans les infrastructures, les industries de demain et les compĂ©tences. ComposĂ© de deux volets – 75 milliards d’euros pour les PME et 240 milliards d’euros pour les infrastructures – il a Ă©tĂ© mis en Ɠuvre rapidement sur le terrain : en 9 mois, 206 projets ont Ă©tĂ© approuvĂ©s dans 25 pays. Rien qu’en France, 18 projets ont Ă©tĂ© retenus en 2015.

DĂ©mystifier le plan Juncker, c’est ce Ă  quoi s’est employĂ© le think tank Confrontations Europe en organisant des forums (1) en rĂ©gions destinĂ©s Ă  clarifier les orientations et la mise en Ɠuvre de ce plan d’investissement pour l’Europe, dit « plan Juncker ».
Le plan d’investissement pour l’Europe est nĂ© d’un constat alarmant mais bien identifié : l’Europe souffre d’un dĂ©ficit d’investissements, tant au niveau des entreprises que de la sphĂšre publique, dans un contexte de grande incertitude et de risques. Or sans investissement, pas de reprise durable. Le plan de 315 milliards d’euros lancĂ© Ă  l’automne 2014 par le prĂ©sident de la Commission Jean-Claude Juncker vise prĂ©cisĂ©ment Ă  relancer les investissements, notamment dans les infrastructures, les industries de demain, les compĂ©tences. Il est composĂ© de deux volets : 75 milliards d’euros pour les PME et 240 milliards pour les infrastructures, et s’articule sur le fonds europĂ©en pour les investissements stratĂ©giques (FEIS), qui offre un cadre aux porteurs de projets pour bĂątir et optimiser leurs projets et une boĂźte Ă  outils d’instruments pour les financer.
En ligne de mire un objectif : ouvrir un nouveau registre de l’investissement. Il s’agit de stimuler les investissements privĂ©s avec des garanties publiques pour des prĂȘts ou des apports en fonds propres Ă  l’échelle des rĂ©gions et des territoires, dans toute l’Union. Il s’agit aussi d’appuyer la modernisation des entreprises de taille intermĂ©diaire (ETI) et de soutenir les PME. A l’aune du calendrier administratif europĂ©en, la mise en Ɠuvre a Ă©té  rapide: en 9 mois, 206 projets ont Ă©tĂ© approuvĂ©s dans 25 pays. Leur rĂ©alisation va mobiliser plus de 76 milliards d’investissement nouveaux. La France est, avec l’Italie, l’Etat membre dont les porteurs de projets se sont les plus mobilisĂ©s pour en bĂ©nĂ©ficier. 18 projets ont Ă©tĂ© retenus en 2015 sur notre territoire, notamment dans l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et les Ă©nergies renouvelables.
Jouant le rĂŽle de coussin absorbeur de risques, le plan Juncker s’est mis en marche en s’adaptant au fil de l’eau, comme en tĂ©moignent nos interlocuteurs de la Banque europĂ©enne d’investissement (BEI), de la Commission europĂ©enne, de la Caisse des DĂ©pĂŽts et de la banque publique d’investissement (BpiFrance): la mise Ă  disposition de nouveaux produits financiers s’est accĂ©lĂ©rĂ©e, diffĂ©rents instruments financiers ont Ă©tĂ© panachĂ©s pour financer l’innovation, les programmes des fonds structurels peuvent ĂȘtre associĂ©s pour complĂ©ter l’appui fourni au titre du Fonds europĂ©en pour les investissements stratĂ©giques (FEIS). ParallĂšlement au volet financier, s’est dĂ©ployĂ© un volet consultatif avec la plate-forme europĂ©enne de conseil en investissement, EIAH, destinĂ©e Ă  aider les promoteurs Ă  structurer les projets. Dans les prochaines semaines, sera ouvert le portail europĂ©en (EIPP) qui permettra Ă  des promoteurs de projets individuels de plus de 10 millions d’euros de trouver des investisseurs dans le monde entier.
Tous ces acteurs disposent en France d’un atout : notre pays est en effet le seul de l’Union Ă  avoir mis en place un dispositif de coordination pour aider les porteurs de projets Ă  structurer leur approche en fonction des possibilitĂ©s ouvertes, les inciter Ă  entamer des dĂ©marches et Ă  les accompagner dans ces dĂ©marches auprĂšs du coordinateur unique de la Banque europĂ©enne d’investissement Ă  Paris – le Commissariat gĂ©nĂ©ral Ă  l’investissement. Le groupe Caisse des DĂ©pĂŽts joue un rĂŽle d’accĂ©lĂ©ration du dĂ©ploiement du Fonds europĂ©en pour les investissements stratĂ©giques via son rĂ©seau des directions rĂ©gionales et ses filiales, comme la BpiFrance.
Les rĂ©gions, les territoires ne doivent pas nĂ©gliger les opportunitĂ©s offertes par ce plan qui vise Ă  faire bouger l’Europe, aux cĂŽtĂ©s des entreprises, des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, des acteurs financiers, afin de profiter de cette nouvelle dynamique d’ici au 4 juillet 2018, premiĂšre date limite pour la signature des opĂ©rations FEIS.
A vous de jouer !
L’objectif est-il rempli ? Beaucoup de chemin reste Ă  parcourir. D’ici 2018, il convient de mettre en place un certain nombre d’amĂ©nagements : augmenter la capacitĂ© d’agrĂ©gation et de mutualisation des petits projets ; rendre le plan plus simple d’accĂšs aux petits porteurs de projets ; soutenir la mise en place de plates-formes d’investissement dans les rĂ©gions qui peinent encore Ă  s’approprier le Plan; obtenir des clarifications sur la taille minimale des projets ; faire avancer le projet de plate-forme d’investissement en capital-risque
 Si certains pays ont dĂ©jĂ  su se saisir des opportunitĂ©s du Plan, d’autres – notamment en Europe de l’Est – sont Ă  la peine, ce qui pointe des manquements tant en terme de convergence que de solidarité 
Mais le parent pauvre du Plan Juncker, c’est surtout l’investissement dans le capital humain, alors que les entreprises ont besoin de moyens pour s’adapter dans un monde difficile et de donner aux salariĂ©s les capacitĂ©s d’aborder ces changements. L’investissement dans les murs des Ă©coles ne suffira pas : c’est bien d’un investissement massif dans les hommes et les femmes, dans les travailleurs, dans les jeunes dont nous avons besoin pour faciliter leur formation – leur requalification si nĂ©cessaire – et pour leur permettre de s’adapter aux mutations Ă©nergĂ©tique, numĂ©rique et dĂ©mographique auxquelles l’Europe et le monde font face.
La Commission europĂ©enne a certes dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  prendre cette question en main en mettant en place une taskforce dĂ©diĂ©e, mais cela reste insuffisant. Investir dans l’avenir, c’est faire un choix de sociĂ©tĂ©, en impliquant les citoyens et les acteurs. C’est pourquoi nous avons besoin d’une vĂ©ritable stratĂ©gie d’investissement de long terme. Le plan n’est pas un programme et la mĂ©thode adoptĂ©e dans le cadre du Plan Juncker est trop dictĂ©e par les institutions. Les processus de gouvernance au sein de la BEI et ceux mis en place avec ses partenaires doivent s’articuler avec les instances de dĂ©cisions politiques. Relancer l’investissement en Europe est un projet politique avant toute chose – une telle ambition participe de l’objectif de « donner envie d’Europe ». Confrontations Europe propose que les acteurs Ă©conomiques et sociaux, en dialogue avec les institutions nationales et europĂ©ennes, soient associĂ©s dans le choix des projets d’intĂ©rĂȘt commun et que les critĂšres de sĂ©lection soient plus transparents.
Le Fonds europĂ©en pour les investissements stratĂ©giques (FEIS) est flexible et mobile, nos demandes peuvent ĂȘtre entendues.

Contacts utiles
Laurent MĂ©nard, Commissariat gĂ©nĂ©ral Ă  l’investissement : Laurent.menard@pm.gouv.fr
Elodie de RĂ©cy, bureau de Paris, Banque europĂ©enne d’investissement : e.derecy@eib.org
Vous pouvez Ă©galement prendre contact avec les bureaux rĂ©gionaux de la Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignations et de la Banque publique d’investissement (BPI).

(1) L’un de ces forums s’est tenu le 15 mars 2016 Ă  Bordeaux, avec le soutien de la ReprĂ©sentation en France de la Commission europĂ©enne (rĂ©ponse Ă  un appel Ă  propositions).

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