Identités européennes

Le projet européen a 60 ans, 60 ans d’aventures communes. Mais si nous sommes confrontés à des défis communs, nous nous connaissons mal entre Européens et avons tendance à projeter sur l’Europe nos préférences nationales : ainsi les Français tendent à imaginer l’Europe comme une grande France, …. Chercher à comprendre autrui, « faire l’expérience de l’altérité » est pourtant un impératif pour parvenir à construire ensemble une communauté de destin.

Or, la montée des extrêmes, le repli sur soi, les égoismes nationaux reflètent une perte de conscience d’un destin collectif. Un examen de conscience s’impose. Nous ne pouvons plus faire l’économie d’une meilleure connaissance de nos partenaires européens si nous voulons continuer à agir ensemble, partager nos souverainetés.

Loin de penser d’abord des institutions communes (comme le font beaucoup de « fédéralistes »), encore faut-il se mettre d’accord sur ce que nous voulons faire ensemble, sur le projet lui-même. L’Europe n’est pas « Bruxelles », elle n’est pas seulement une bureaucratie bruxelloise qui s’est dotée avec la Commission Juncker d’une dimension politique renforcée. Construire l’Europe, c’est avant tout rapprocher des peuples et des nations, écrire une histoire européenne de l’Europe.

Cela exige donc de répondre ensemble à la question : en quoi et sur quoi l’UE a-t-elle –ou pas- une valeur ajoutée ? En quoi l’échelon européen, les différents cercles qui composent l’Europe (zone euro, Schengen, Union européenne, voisinages…) sont-ils les échelons pertinents d’action dans le monde actuel ?

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Contact:

Clotilde WARIN, rédactrice de la Revue

cwarin@confrontations.org

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